lunedì 26 dicembre 2011

Dissertation sur l'émancipation des femmes en réponse à une citation de Freud (vecchi appunti fb)

tekijä: Stupenda Grace päivä: 23. maaliskuuta 2011 kello 18:28

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Sujet
Parlant de l’émancipation des femmes, Freud écrit en 1883 :
>. Qu’en pensez-vous ?

C’est par un tour de magie que le père de la psychologie moderne résout le petit malentendu qui semble encore parfois angoisser, à tort, trop de gens. Il écrase le moustique d'un air supérieur et voilà que, Sim Sala Bim, la solution au problème est que… tout à coup le problème n’existe pas !
> aurait peut-être répondu quelqu’un une cinquantaine d’années après, en imitant ironiquement l’absolu manque de pertinence de la flatteuse affirmation de Freud. Simone de Beauvoir expliqua bien les parallélismes et les différences entre la condition de la femme et celle du noir Américain dans Le deuxième sexe en 1949.
Cette attitude de la part des autorités de faire peu de cas de la condition féminine a sûrement fait enrager les femmes luttant et mourant pour leurs droits au XIXème siècle, et relire ce type d’affirmations doit provoquer au moins un amusé, petit désagrément chez les gens sensés de n’importe quel sexe aujourd’hui. Mais est-ce que ce n’est pas par un coup de génie, qu'il soit volontaire ou non, que Freud nous offre un exemple concret de la notion de déni et en même temps une solution ? On n’appelle pas un homme un maître pour rien et si, chez lui, à son époque, l’émancipation des femmes n’est pas son problème, chez nous, aujourd’hui, rien ne pourrait être plus correct !
Qu’est-ce que l’émancipation ?
Nous avons beaucoup réfléchi à la charmante provocation du psychologue. Nous en avons considéré les implicites, la référence au jeu de la séduction, au jeu de pouvoir. L’insulte cachée derrière le compliment. L’oppression cachée derrière la caresse. Nous avons pensé à un million de perspectives et de tons pour attaquer ce problème, nous avons regardé le monde du XIXème siècle et le monde d’aujourd’hui, où les vieilles chaînes persistent là où règnent la pauvreté et le manque d’éducation. Nous nous sommes efforcée d’observer le lien indissoluble entre homme et femme et à leur interdépendance pour la continuation de l’espèce, aux dilemmes que cela pose au moment de parler d’indépendance, de liberté, ou d’émancipation. Nous avons ri, en en discutant avec un gentleman féministe, à l’idée que si Freud pensait aux femmes comme à des êtres beaux, charmants et doux, il n’en avait peut-être pas rencontré beaucoup !
Nous avons ainsi pensé fabriquer tout un nombre de thèses pour discréditer son opinion à l’aide de citations d’autres psychologues prestigieux ou de grands noms de l’histoire du féminisme. En nous retenant, en nous contenant tout le temps pour ne pas faire l’erreur de tomber dans le ridicule, dans la rhétorique, dans le stéréotype d’une femme irritée que personne n’aurait envie d’écouter. Mais pourquoi ? Pourquoi tant d’effort si tout au fond de notre esprit la réaction la plus sincère était tout simplement le refus de relire cette citation et de réfléchir à une réponse sérieuse, polie et élégante ? Pourquoi tant d’attention et de temps précieux consacrés à des mots imbéciles qui ne provoquaient en nous qu’un sentiment d’ennui ?
Enfin, il nous a paru inutile de nous mettre à mener une guerre qui a déjà été menée et gagnée pour nous. Parce qu’en Finlande, en 2011, les femmes ont la possibilité de dédier leurs efforts à autre chose. Les médecins, les ingénieurs, les présidents de la République, ainsi que les ouvriers, les étudiants et -pourquoi pas- les psychologues dépourvus de pénis, ont le sacro-saint droit de ne pas se plier aux insultes d’un vieux maniaque que tout le monde connaît pour son obsession, il y a deux cents ans, de mener des compétitions de petit garçon dans les mauvais vestiaires.
L’émancipation ne subsiste pas si le fugitif s’efforce d’écouter et de comprendre, de l’autre côté de la mer Rouge, l’écho de la vieille voix de l’oppresseur. Ce n’est pas contre des fantômes qu’il faut se battre. Voila donc que petit à petit Freud, un peu comme l’image du grand dieu mâle à la barbe blanche, un peu comme le petit moustique à la voix gênante, Sim Sala Bim, il meurt. Parce que chez nous, comme chez lui d’ailleurs, l’émancipation des femmes n’est pas son problème, et c’est pourquoi son opinion, franchement, ne nous intéresse pas.

1 commento:

  1. manca il commento di freud. scusate. ha funzionato male il copia-incolla. tanto faceva cagare.

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